Conférence « La bio, plus qu’une agriculture, une philosophie »

Voici les différents liens évoqués lors de la conférence « La bio, plus qu’une agriculture, une philosophie », que j’ai donnée le mardi 10 octobre 2017 à l’invitation de la chaîne de supérettes Bio C Bon :

La vie des sols :

Vidéo : Claude Bourguignon

 

Livre : le sol, la terre et les champs – Lydia et Claude Bourguignon

https://livre.fnac.com/a8660487/Claude-Bourguignon-Le-sol-la-terre-et-les-champs

 

Film Jonathan Nossiter Résistance naturelle

Bande annonce

 

Aubert de Villaine

 

 

Etude résidus produits chimiques parlementaires européens

http://www.liberation.fr/evenement/2004/04/22/la-chimie-ronge-le-sang-des-deputes_476929

 

Emission France Inter l’intestin deuxième cerveau

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-13-fevrier-2017

 

La pensée de Rudolf Steiner – émission de France Culture

 

Anne-Claude Leflaive

Drouhin (english)

 

 

Un autre vigneron en biodynamie, un des pionniers, Paul Barre

 

 

Pontet Canet

 

La playlist :

 

vidéo « le lien au terroir » :

 

vidéo « une éthique globale » :

 

vidéo « le respect des équilibres du vivant »

 

vidéo « la symbolique des quatre éléments »

 

 

 

 

Permaculture :

 

vidéo Bec Hellouin

 

Philip Forrer

 

Film : L’éveil de la permaculture

https://www.youtube.com/channel/UCEASqdTCI0jjPn7RHwUA7ew

Interview du réalisateur

Bande annonce

 

Rapport de l’INRA sur l’efficacité de la permaculture

http://www.fermedubec.com/inra/Rapport-%C3%A9tude-2011-2015-Bec-Hellouin_30112015-2.pdf

 

Une autre expérience de permaculture, plus brute, un joli film

 

Une famille qui vit de la production d’un terrain de 1 500 m2, soit 15 ares ou 0,15 hectare !

 

Nicolas Joly expliquant la démarche biodynamique sous l’angle des vibrations et de la spiritualité

 

Soigner les plantes par les vibrationss

https://www.francemusique.fr/musique-baroque/folle-journee-2016-la-musique-qui-soigne-les-plantes-816

 

Nourriture pranique, conférence de Gabriel Lesquoy

 

Blog du philosophe ingénieur Olivier Frérot

https://solidaritesemergentes.wordpress.com/

 

Autre :

http://bioetlocal.org/

Sur l’économie du gratuit, le livre de Jeremy Rifkin, « La nouvelle société du coût marginal zero » (The zero marginal cost society)

https://www.decitre.fr/livres/la-nouvelle-societe-du-cout-marginal-zero-9791020901415.html

Une critique du livre

https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/071014/jeremy-rifkin-la-nouvelle-societe-du-cout-marginal-zero-linternet-des-objets-lemergence-des

Sur le lien entre l’enjeu environnemental et les autres questions politiques, le livre de Naomi Klein « Tout peut changer » (This can change everything)

https://www.actes-sud.fr/naomi-klein-tout-peut-changer

Quelques livres traitant de spiritualité en lien avec le sujet :

Le seigneur des anneaux – J.R.R. Tolkien

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Seigneur_des_anneaux

La prophétie des Andes – James Redfield

http://www.au-coeur-de-soi.net/article-la-prophetie-des-andes-de-james-redfield-102969966.html

Les accords toltèques – Miguel Ruiz

http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Accords-tolteques-4-regles-pour-etre

Recueil de pensées des indiens d’Amérique du Nord

http://www.syti.net/MessageIndiens.html

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Découvrez les vins géorgiens avec ma nouvelle vidéo ! (en anglais)

La Géorgie est reconnue aujourd’hui comme le berceau à la fois de la vigne et du vin, dont la production aurait commencé dans la région il y a 8 000 ans…

Pour preuve de l’ancienneté des traditions locale, l’importance du vin dans la vie de la population, mais aussi la persistance d’une production de vins en amphores enterrées (les Qvevri) sans aucun additif, ni pour la vinification, ni pour la stabilisation…

En juin dernier la winery Khareba présentait ses vins à la presse au restaurant La Coupole à Paris, voici une vidéo que j’ai réalisée lors de l’évènement.

 

Nicolas Hirissou, l’homme qui voulait faire bouger Gaillac

P1120199J’ai récemment eu le plaisir de passer une journée avec Nicolas Hirissou, vigneron au Domaine du Moulin à Gaillac.

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Nicolas Hirissou, les pieds dans le terroir, la tête dans les étoiles !

Nicolas vient d’une famille implantée de longue date dans la région, ce qui lui permet de connaître tous les tenants et aboutissants de ce vignoble si attachant et encore trop méconnu par le très grand public, en particulier international, et actuellement en cours de grignotage par la vinification industrielle.

Un article récent de Decanter résumait bien les choses, démontrant d’autre part par le choix très limité des domaines dégustés tout le travail de mise en valeur des producteurs les plus intéressant.e.s de l’appellation qui reste à faire.

Un travail que plusieurs de ces vignerons tentent depuis longtemps de mettre en marche, par exemple au travers de l’association Terres de Gaillac, qui réunit des vignerons bio et organise régulièrement des dégustations extrêmement intéressantes.

Nicolas Hirissou de son côté tente de tracer une route originale, qui a pu croiser à une époque la route de Terres de Gaillac, mais qui est une quête assez personnelle qui a pour phare la recherche du mythique « Grand Vin ».

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A cette fin, Nicolas expérimente depuis plusieurs années dans de multiples directions  : haute densité, sélection fine des meilleurs terroirs sur les deux rives du Tarn (chose originale pour un indépendant à Gaillac), progrès prudent vers l’agriculture biologique…Peut-être sa particularité la plus originale est-elle la plantation de cépages typiques du Sud-Ouest mais absents de l’appellation que sont le Tannat qu’il a connu à Madiran et Irouléguy, avec lequel il obtient des résultats véritablement passionnants, et bientôt le Malbec de Cahors, qu’il s’apprête à planter.

Autre particularité, une gamme qui s’étoffe, d’année en année, de nouvelles cuvées toujours plus exigeantes, plus confidentielles, plus chères par nécessité, et destinées à devenir ses ambassadrices dans le vaste monde des amateurs de vin. Un peu comme ce qu’a pu faire Alvaro Palacios dans le Priorat, mais avec cette recherche française des élevages subtils, encore une autre voie de progression dans laquelle Nicolas Hirissou s’est engagé avec bonheur.

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Ci-dessous, des notes de dégustation de bouteilles goûtées une première fois à température ambiante au souriant, généreux et oenophile restaurant Au Fil des Saisons de Michel Orru à Gaillac, puis le lendemain au calme après une nuit passées en cave, donc un peu plus fraîches. Trois niveaux de gamme, avec en entrée une cuvée vieilles vignes qui représente un super rapport qualité-prix pour vin de repas  à avoir toujours dans sa cave et à sortir à l’improviste. Puis la cuvée Florentin, le premier haut de gamme qui a permis à Nicolas Hirissou au fil des millésimes d’affiner ses pratiques d’élevage sur le cépage emblématique de Gaillac, le Braucol (ou Fer servadou, Pinenc, Mansois dans le reste du Sud-Ouest, lire un article que j’avais écrit pour Gault Millau au sujet du Fer Servadou). Et enfin une nouvelle cuvée pas encore sortie qui risque de faire du bruit dans le Landerneau du vin !!

Petite précision, ces vins comme beaucoup de rouges avec des tanins, en particulier de la région Bordeaux-Sud Ouest, méritent d’être sortis de cave un peu à l’avance, et apprécient un carafe, ne serait-ce que d’un quart d’heure ou d’une demie-heure.

Gaillac rouge 2014 Cuvée vieilles vignes – 9,5€ prix au domaine :

Un nez profond, cassis, fruit noir, cerise noire, sur de la fraîcheur réglissée. L’entrée en bouche est limpide, évidente, sans coup férir, puis ça se développe sur un fruit rouge ample et frais, avec une fin sur le poivre, la réglisse et la violette. Un très beau vin souple à l’entrée et structuré à la fin, et une matière d’une grande élégance pour cet assemblage de Braucol et de Merlot.

Gaillac rouge 2014 Cuvée Florentin 23€ prix au domaine :

Le nez est sur le fruit noir concentré, mais avec un beau velouté, avec de superbes nuances de poivre de Sichuan, de menthol, et une légère touche de gibier frais. La bouche est totalement détendue, sur une belle structure gourmande de réglisse et de vanille, avec un beau nectar de cerise rouge en fin. Une texture très crémeuse, une super granulosité, pour cette cuvée de 100% Braucol des deux rives du Tarn à l’élevage maintenant parfaitement maîtrisé après des années d’essais, ce qui permet de la boire sans trop attendre, mais évidemment on peut la garder longtemps, longtemps…

Nicolas_Hirissou_2_Copyleft_Egmont_Labadie_2017

La danse du soleil, rite traditionnel gaillacois !

Gaillac rouge 2015 Cuvée Florentin 23€ prix au domaine :

Le nez est très aromatique, myrtille, groseille, mûre, cassis, sur une belle fraîcheur teintée de violette et d’herbes de garrigue. On est frappé par la souplesse de l’attaque, enchanteresse, puis par la longueur de la bouche, sur un beau fruit rouge qui évolue vers le fruit noir et finit en réglisse avec des nuances de violette. Un vin magnifique, d’une très grande ampleur, déjà très détendu, si on l’a bien mis à température ambiante. Son évolution dans les années à venir sera certainement très intéressante.

Vin de pays du Tarn 2015 Nouvelle cuvée sans nom  – prix non encore communiqué :

Voilà, c’est le dernier bijou de Nicolas Hirissou. Ce n’est pas son premier vin hors appellation, puisqu’il y a déjà la cuvée Le Faucon, mais là on se situe à un niveau de vin qui vise les grands noms. Au vignoble, c’est de la haute densité à 7 500 pieds par hectare ; l’assemblage est de 60% de tannat, 30% de syrah et 10% de braucol, les vignes sont situées à 70% sur la rive droite, à 30% sur la rive gauche, et sont menées en bio (non certifié pour l’instant).

Le nez est très profond, sur un ensemble de fruits rouges, fruits noirs et herbes aromatiques : cassis, groseille, mûre, myrtille, canneberge, violette, thym…une séquence qui se conclut joyeusement sur la cerise rouge. En bouche, c’est gourmand, mais aussi sapide, avec des nuances d’eau de roche, légèrement salines, teintées de violette, avec une persistance longue et aérienne. C’est un vin onctueux, mais aussi souple, très libre, aérien, avec une fin où la puissance revient sur la framboise, la violette et le cassis.

En tout un trésor de choses à raconter, qu’on pourra écouter avec plaisir pendant de nombreuses années à mon avis…!!!

Nicolas_Hirissou_3_Copyleft_Egmont_Labadie_2017

Nicolas Hirissou, une âme de chef d’orchestre ?

J’espère que vous serez nombreuses et nombreux à découvrir les vins de Nicolas Hirissou et à les apprécier ! Et faites un tour à Gaillac, il y a tellement de bonnes choses à y goûter… 🙂

Anneau

Anneau

Vaneau

Vanne, au

Canot

Can not

Bigotte

Trotte linotte

En wisigoth

Alpha de goths

Dégotte un art

Un arc de cintre

Un cintre Istres

Un Ypres actif

Hip hip huîtres

Huit huîtres inuit

Forment un ut

Un culte à l’ut

Un Calcutta part, tiens,

Calcule ta part, là

Un parsi par là

Un farsi parisien

Une pharmacie pharisienne

Par essence autrichien

L’autre est le chien

D’entre les dents

Le chiendent des Deschiens

Des champs cosmiques

J’ai vu Rome

Des champs idéaux

Dans l’embut à cristaux

De chrysalide

De cristal idée

Tous les abats-jours

De tous les jours

Tous les courroux

D’entre le houx

Et le mahogany

Mao gagne à Conakry

Ma main tremble en Guinée

Je me suis débinée

Encore toute habillée

Et puis les chaussettes

Avaient des trous, elles

Sont de maçon

La façon des hameçons

L’âme-son

Vibre au son de l’âne

Qui mange l’aune

De l’une des Loths

La Garonne ou le Tarn

En retard dans les thurnes

Constituées d’objets

Diamétralement opposés

A la légalisation

De la cane d’Anubis

Dont l’anus bisse

Les spacecakes

Outre-Manche

Les gros steaks

Du dimanche

Les grosses manches

Des encreurs

Partis des erreurs

Accumulées

En des années

De bile vissée sur le foie

Du caca d’oie

La cane et l’oie

Lacan fait sa loi

Confesse Saint Eloi

Un sein et l’ouate

Du watt the funk

A délices

Les hélices du supplice

Simultanément

En prenant des gants

On arrive aux firmes, maman

Et on skie

Sur des pistes

Blanches

De coqs, ô si bien nez

Qu’ils se saignent aux quatre Vienne

Vienne en Autriche

Vienne dans la Vienne

Vienne dans la Drôme

Vienne à Onan, hiver cerf

Des contes d’autre foi

Le Judas des sans joie

Le mamelon du mamelouk

Le mont de Vienne use

Ses pantalons sur une

Hypothénuse

A ma buse

Je ne m’amuse

Pas toujours

Des troubadours

Des violes de vautour

Des viols de gambes

Des ingambes à ignames

C’est ignominieux ces dits cieux

Dix en piste

Mal en pis

La vache

Y nation

Lave hache

In action

Téléphone

Autre sonne

Autres moeurs

Autres mors

Les petites morts

Sont autant d’élytres

Et haine

En fredaine

Tout en chaîne

En calembredaine

Pas de jeux de mots sur les noms propres

On avait dit

Moi oui

Mois août we

Le week-end je sors mon flingue

Je dézingue les mézigues

Qui jouent de la gigue

Sur les cordes à linge

La corde raide

Redit le moment

Où on atteint

Le firmament

La Marseillaise de l’écologie

Allons enfants de la prairie

Le jour d’y croire est arrivé

Contre nous des tristes esprits

L’étendard écolo est levé !

L’étendard écolo est levé !

 

Hum sentez-vous dans nos campagnes

Fleurir les plus belles espèces

Elles sont enfin revenues

Dans des sols à nouveau en vie

 

Au piano galériens !

Formez de beaux pâtons !

Cuisons, cuisons

Les fruits de notre planète

Enfin ressuscitée !

 

Egmont Labadie

Retour au Trou Gascon…Et on a eu raison !

Petit dîner de couple tranquille au Trou Gascon, le premier restaurant qu’Alain Dutournier (chef du Carré des Feuillants) a ouvert à Paris en 1973…Et c’est toujours aussi top. On y retrouve cette cuisine du Sud-Ouest qui a toujours joué la carte d’une très grande finesse, plus encore que Michel Guérard à mon sens (pourtant Dutournier a deux étoiles et Guérard trois…) Enfin là c’est un 1 étoile, et on s’en tire pour 223 euros avec deux entrées, deux plats, un dessert (qu’on nous a gentiment partagé en deux), une coupe de champagne, quatre verres de vins (bien remplis, 14 cl, ça permet de bien tenir le repas !) et un Armagnac. Côté liquides, c’est du très bon à bon rapport qualité-prix comme d’habitude (Champagne Lenoble; Blancs Cuvée Marie de Charles Hours et Viré-Clessé des Comtes Lafont, Rouges Saint Chinian Canet-Valette et Madiran Montus…On apprécie le niveau des vigneron.ne.s, mais aussi l’éclectisme des styles et des régions…) et pour finir un magnifique Bas-Armagnac d’un domaine que je ne connaissais absolument pas (ils n’ont même pas de site internet), qui s’appelle Canteloup et qui est à Cazaubon dans le Gers…Toute l’élégance des Armagnacs d’aujourd’hui et toute la gourmandise des Armagnacs d’autrefois…Toujours cette quadrature du cercle typique Dutournier.

Côté assiette, c’est parfait, gourmand, joli, équilibré, fin : délicieuse émincée de St Jacques crues sur un lit de tourteau, on s’en pourlèche les babines tellement c’est à la fois raffiné et joyeux; super pâté en croûte de gibier au foie gras, d’une finesse admirable encore une fois; du côté des plats, délicieux confit de canard (un goût éclatant, c’est vraiment rare à ce point-là, il y a du secret de famille là-dessous!) et parfait filet de biche Rossini avec une polenta à la truffe qu’on finit jusqu’à la dernière miette…Ah oui et en dessert, une version hyper gourmande de la tourtière au pruneau, avec une super glace au caramel…

Bon, si on ajoute que la salle est vraiment tranquille, que le quartier et la clientèle ne sont vraiment pas snobs (Place Daumesnil dans le XIIème, moins bling c’est difficile !) et le service à la fois hyper pro et super sympa sans du tout avoir la grosse tête…On comprend qu’on a ici une véritable pépite. Me rappelle un peu un super repas au Violon D’Ingres de Christian Constant avant qu’il ne donne entièrement son âme à la bistronomie 😉