La Marseillaise de l’écologie

Allons enfants de la prairie

Le jour d’y croire est arrivé

Contre nous des tristes esprits

L’étendard écolo est levé !

L’étendard écolo est levé !

 

Hum sentez-vous dans nos campagnes

Fleurir les plus belles espèces

Elles sont enfin revenues

Dans des sols à nouveau en vie

 

Au piano galériens !

Formez de beaux pâtons !

Cuisons, cuisons

Les fruits de notre planète

Enfin ressuscitée !

 

Egmont Labadie

Retour au Trou Gascon…Et on a eu raison !

Petit dîner de couple tranquille au Trou Gascon, le premier restaurant qu’Alain Dutournier (chef du Carré des Feuillants) a ouvert à Paris en 1973…Et c’est toujours aussi top. On y retrouve cette cuisine du Sud-Ouest qui a toujours joué la carte d’une très grande finesse, plus encore que Michel Guérard à mon sens (pourtant Dutournier a deux étoiles et Guérard trois…) Enfin là c’est un 1 étoile, et on s’en tire pour 223 euros avec deux entrées, deux plats, un dessert (qu’on nous a gentiment partagé en deux), une coupe de champagne, quatre verres de vins (bien remplis, 14 cl, ça permet de bien tenir le repas !) et un Armagnac. Côté liquides, c’est du très bon à bon rapport qualité-prix comme d’habitude (Champagne Lenoble; Blancs Cuvée Marie de Charles Hours et Viré-Clessé des Comtes Lafont, Rouges Saint Chinian Canet-Valette et Madiran Montus…On apprécie le niveau des vigneron.ne.s, mais aussi l’éclectisme des styles et des régions…) et pour finir un magnifique Bas-Armagnac d’un domaine que je ne connaissais absolument pas (ils n’ont même pas de site internet), qui s’appelle Canteloup et qui est à Cazaubon dans le Gers…Toute l’élégance des Armagnacs d’aujourd’hui et toute la gourmandise des Armagnacs d’autrefois…Toujours cette quadrature du cercle typique Dutournier.

Côté assiette, c’est parfait, gourmand, joli, équilibré, fin : délicieuse émincée de St Jacques crues sur un lit de tourteau, on s’en pourlèche les babines tellement c’est à la fois raffiné et joyeux; super pâté en croûte de gibier au foie gras, d’une finesse admirable encore une fois; du côté des plats, délicieux confit de canard (un goût éclatant, c’est vraiment rare à ce point-là, il y a du secret de famille là-dessous!) et parfait filet de biche Rossini avec une polenta à la truffe qu’on finit jusqu’à la dernière miette…Ah oui et en dessert, une version hyper gourmande de la tourtière au pruneau, avec une super glace au caramel…

Bon, si on ajoute que la salle est vraiment tranquille, que le quartier et la clientèle ne sont vraiment pas snobs (Place Daumesnil dans le XIIème, moins bling c’est difficile !) et le service à la fois hyper pro et super sympa sans du tout avoir la grosse tête…On comprend qu’on a ici une véritable pépite. Me rappelle un peu un super repas au Violon D’Ingres de Christian Constant avant qu’il ne donne entièrement son âme à la bistronomie 😉

produit

produit

tourisme

vigueur

anthropologie

caricature

évanescence

entre en conscience

dans le domaine de la science

prends des clés de douze

pour briser la route

la crête des cuites

la colline des calculs

humiliés

par les chiffres

par les chouffes

par la schnouffrance

ou qu’elle aille

on la raille

la vitesse

de ses balancements

induit un renoncement

à certaine partie essentielle

de nous

ce chaos

incompréhensible

de l’entrechoc

d’idées sans entrejambe

sans entregent

qui pend lamentablement

dans le vide

de l’acide kyrie

poème sans borne

enfance sans logique

accoutumance sans déviance

amoncellement sans discernement

de violons doux

dans l’antichambre

de nos joues

je suis comme ça

ce produit incompréhensible

de l’absurdité

existentielle…

Fin du grignotage

Depuis quelques jours, par respect pour moi-même, j’ai arrêté de grignoter en faisant la cuisine.

Je ne pensais pas que ça serait aussi différent.

J’ai fait ça parce que je veux encore mieux réguler mon poids, ne plus reprendre quand j’ai atteint celui que je désire, que je me sens bien, que je me plais dans mon corps.

Mais cet effort m’a amené un résultat que je n’escomptais pas : cette façon de ne pas céder tout de suite à ma faim, quand le moment de manger arrive, de ne pas me jeter tout de suite sur des petites choses à grignoter (et ce n’est pas une question de quantité, parce que dernièrement j’en tenais compte pour juger de ce que j’avais mangé pendant le repas), cette façon de ne pas prendre plein de petits repas avant le vrai repas, aussi léger soit-il…Tout ceci a amené un changement dans mon état d’être général.

Une partie de ma faim m’est apparue sous un jour nouveau : c’est une faim de la bouche et de l’œsophage (enfin d’une partie du circuit digestif qui est située après la bouche, mais pas dans l’estomac), qui me fait beaucoup saliver, mais qui ne correspond pas à une vraie faim du ventre. Par contre c’est une faim un peu douloureuse, mais dont la douleur ne correspond pas à une douleur gastrique.

C’est comme un bloc lourd, compact, indigeste, qui me pèse sur la poitrine et l’entrée de l’estomac, peut-être correspondant à cet apport rapide, mal mâché, mastoc, que je donne à mon estomac quand je grignote…Donc le souvenir et l’anticipation d’un apport qui n’est pas confortable et agréable pour l’estomac. Qui fait du bien à la bouche, à l’œsophage sur le moment, mais qui est difficile à digérer pour l’estomac.

D’ailleurs depuis que je ne grignote plus, j’ai une sensation plus légère, à la fois dans la poitrine, dans le haut de l’estomac, mais aussi sur les côtés, je sens plus mes hanches et moins mes flancs…

La sensation un peu dévorante, un peu frénétique, est encore de temps en temps là, mais elle est moins forte qu’avant, comme une séquelle, elle me fait saliver un peu…La sensation d’oppression dans la cage thoracique un peu aussi, mais elle se dissipe, parce qu’elle ne correspond plus à rien. Et si je pense que je la mange praniquement, elle s’en va.

Cette question de l’ingestion pranique est très intéressante. Certaines personnes qui parlent de la nourriture pranique dans leurs vidéos disent qu’une émotion qui nous pousse à manger est une émotion que la conscience ne vit pas entièrement, elle en vit la moitié, et l’autre moitié est mangée sous forme de nourriture.

J’en déduis qu’en conséquence, seule une moitié de l’émotion est digérée par le cerveau, l’autre est stockée en poids dans la conscience, comme de la graisse qui s’accumule sur les fesses !

Et il est vrai que depuis que je fais attention à ça, je ne mange plus sous le coup de l’émotion (et la grignote de la préparation du repas en faisait partie, là l’émotion c’était la fatigue de la journée, souvent une journée où pas grand chose n’aboutit parce que j’ai un cheminement très lent et très progressif…et le public en moi s’impatiente.) Quand je ressens de l’émotion, au lieu de me jeter sur de la bouffe, je tente d’analyser cette émotion, de comprendre ce qui m’arrive, ce que je pense, ce que j’en pense…Je fais travailler ma conscience, qui se nourrit de cette émotion, et petit à petit l’émotion se délite, se dissout, dans la conscience, et la nourrit. Quant à la nourriture solide et liquide, et bien ce n’est ensuite plus que du plaisir à partager avec autrui…

Pour voir quelques vidéos sur la nourriture pranique, c’est par exemple ici, ici, ici et ici .

Marions les fromages et les eaux-de-vie (blanches en l’occurrence…)

Il y a quelques jours, j’ai été convié à une après-midi de travail (fort agréable) pour trouver de bons accords entre des fromages et des eaux-de-vie blanches (rhum, gin et vodka).

Le tout se passait dans la super petite fromagerie du 70 de la rue Blanche dans le 9ème à Paris, Les Délicieuses  Vacheries. Nous étions accueillis par le sympathique et infatigable chercheur de raretés Ruben Berdugo (ci-dessous).

1_les_petites_vacheries_copyleft_egmont_labadie_2016_b1

Les parti-pris de la fromagerie sont assez clairs !!!! Voyez par vous-mêmes :

2_les_petites_vacheries_copyleft_egmont_labadie_2016_b3

Pas de Lactalis ici donc, beaucoup de bio, et des raretés, avec des noms qui fleurent bon l’authentique (mais c’est pas du pipeau 😉 )

3_les_petites_vacheries_copyleft_egmont_labadie_2016_b4

6_les_petites_vacheries_copyleft_egmont_labadie_2016_b7

7_les_petites_vacheries_copyleft_egmont_labadie_2016_b84_les_petites_vacheries_copyleft_egmont_labadie_2016_b5

 

On y trouve même une superbe Fourme de Montbrison fermière, et de temps en temps une excellente fourme d’Ambert, fermière aussi, la meilleure que j’ai jamais mangée…5_les_petites_vacheries_copyleft_egmont_labadie_2016_b6

Bon, Ruben c’était l’Amphytrion, et le Bacchus qui pourvoyait les esprits clairs, c’était Florent Dubosson, de La maison de l’hédonisme, un distributeur de bonnes choses auprès de bonnes tables. Florent c’est lui là !!! :

8_copyleft_egmont_labadie_30092016_b15

Bon avant tout détail, je vous donne le bilan de toutes nos recherches de l’après-midi, durant laquelle nous avons marié vodka, rhum, gin, et fromages de brebis, chèvre, vache, en version fraîche, sèche ou cuite…

9_copyleft_egmont_labadie_30092016_b16

Avec les eaux-de-vie blanches, les bleus et les chèvres frais sont en général trop lactiques, ça marche beaucoup mieux avec les pâtes cuites et/ou sèches, et un peu typées, genre Gouda, Salers, Parmesan, chèvre sec, tome de brebis !!!

Là on a eu des vrais émerveillements gustatifs, avec de beaux accords précis et rayonnants. Voici quelques bonnes trouvailles :

10_copyleft_egmont_labadie_30092016_b18

La vodka Lactalium est un délice faite à base de petit lait (déjà on est dans la rareté!!!), au nez elle a d’étonnants arômes de graphite, et en bouche elle est très très douce. Avec un vieux parmesan, c’était super, elle mettait en valeur le magnifique fond de notes orangées du fromage…Autre accord très intéressant, avec une tome de brebis aveyronnaise, c’était beaucoup plus aérien, sur des notes d’herbes aromatiques, mais très beau aussi.

12_copyleft_egmont_labadie_30092016_b26

Avec le Gin Mist de Awen Nature, là aussi une eau-de-vie délicieuse, au nez à la fois floral et sucré, sur le Kumquat, j’ai bien aimé l’accord avec le Saint-Nectaire, mais il n’était pas immense, le mieux pour moi était avec le Gouda, là s’est produit une vraie rencontre sur les agrumes, un accord très fruité.

11_copyleft_egmont_labadie_30092016_b24

Un autre gin, le Blind Tiger, était très concentré, là aussi beaucoup sur les agrumes. Sur le Salers il a produit une véritable explosion aromatique, un ensemble très complet entre fruité, lacté, floral et amertume. Vraiment magnifique…

13_copyleft_egmont_labadie_30092016_b27

On est ensuite passé à trois rhums de la maison Longueteau:

-un 55%, très subtil et gourmand en même temps, avec de jolis amers. Il a très bien aimé le Gruyère, dont la force et la générosité se sont révélés de très bons supports pour les arômes du rhum

-un « Canne Rouge », puissant et minéral, qui a fait merveille sur un chèvre bien sec, qui là aussi a bien mis en valeur sa puissance

-enfin un « Parcelle 9 », très fin et subtil, mais qui fut difficile à associer, les fromages l’emportant un peu sur sa finesse…

14_copyleft_egmont_labadie_30092016_b30

Merci encore Ruben et Florent pour cette super dégustation !!!!